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Forum de réflexion et d'informations sur les régimes, les méthodes alternatives et la nutrition.

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Merwin
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Messagepar Merwin » 22 oct. 2003 [13:34]

INDEX


Voilà l'index, premier topic que vous devriez lire dans cette partie du forum. L'index vous donne l'ensemble des fiches existantes et leur lien. Il y a 4 grands types de fiches, pour les distinguer il y a un entête devant le titre : [Régime] par exemple pour les fiches régimes.

Les 4 grands types abordés sont :

* Les régimes : Quels sont les régimes qui existent, leurs qualités, leurs défauts, leur fodnement scientifique etc. Tout pour vous informer.

* Les méthodes alternatives : Méthode pour maigrir mais qui ne sont pas des régimes. Opération, médicament... Cela a pour but premier l'information, pour que vous soyez moins perdu si jamais vous avez recours à une de ces méthodes.

* La nutrition : Macronutriments, micronutriments, pourquoi votre corps en a besoin et les effets générés par une carence.

* La santé : Cela concerne votre corps. Du sport en passant par les problèmes liés au tabac...

En cliquant sur une icône vous pouvez télécharger, en format Word wompatible avec toutes les versions Word, la fiche située à gauche de l'icône. Les fiches Word seront mises à jour en même tant que les fiches du forum.



Toutes les fiches sont constituées d'informations que j'ai trouvé sur le Net. Elles proviennent d'une trentaine de sites internet (au moins) et ne sont donc pas sûres à 100 %. Surtout n'hésitez pas à corriger ces informations si vous avez des sources plus justes ou complètes. Je suis un grand débutant mais j'adore faire des dossiers..

:merwin_ins_001:
Dernière édition par Merwin le 31 oct. 2003 [16:33], édité 1 fois.
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JEAN - YVES
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Messagepar JEAN - YVES » 18 avr. 2004 [11:16]

je pratique le régime groupe sanguin depuis 9 mois et quel efficacité ! Je suis allergique aux pollens, acariens, poils de chien et chat ... Je prenais des antihistaminique depuis 2O ans et depuis le régime plus besoin, plus de crise d'athsme ??!! De plus, je perds du poids, 7 kg en 9 mois. Je précise 1m80 pour 78 Kg. Une amie du même profil a les mêmes résultat.
Je suis O+. Alors, bonne réflexion à tous ! :boxe:

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Messagepar toutoune » 04 mai 2004 [16:10]

Je fais appel au spécialiste pour savoir si quelqu'un connait le DR Zermati et si oui que faut ils en penser :?: :?: est ce du sérieux.

Merci :D :souci:

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Messagepar ziggy1 » 25 mai 2004 [11:13]

:lol:

Monsieur le documentaliste

connaissez vous la thermoplastie ? j'ai posé la question sur les forums beauté et autres et personne ne connaît
je l'ai pourtant lu dans un magazine, j'ai gardé l article

cette méthode consiste à élever à plus de 42 ° les graisses localisées,
sous l'effet de la chaleur elles se liquéfient et partent par les voies naturelles.

donc pas de chirurgie, pas de douleur, pas d'effort

bref la recette miracle

Connaissez vous ou en avez vous entendu parler

merci

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samijo
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Messagepar samijo » 25 mai 2004 [11:29]

dis donc, ziggy, ça fait peur ton truc !!

faut se cuire quoi ? beurk même pas light le plat !!

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vitamine
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Messagepar vitamine » 07 juil. 2004 [10:45]

coucou !

vraiment extra toutes ces documentations , merci beaucoup Merwin.

décidement ce site nous fait decouvrir que des merveilles

bisouille vita :wink:
[/b]

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Messagepar Thor le Facteur » 08 juil. 2004 [11:39]

ziggy1 a écrit :connaissez vous la thermoplastie ?
cette méthode consiste à élever à plus de 42 ° les graisses localisées,
sous l'effet de la chaleur elles se liquéfient et partent par les voies naturelles.

:youpi: Chers amis, livrons-nous à une expérience amusante et instructive: nous avons tous le moyen d'obtenir un morceau de graisse (de porc, poulet ou autre, peu importe à mon avis), et une casserole d'eau, n'est-ce pas?
A l'aide d'un thermomètre, amenons l'eau de notre casserole à 42°, puis plongeons-y notre morceau de gras pour voir s'il se liquéfie réellement... 42° est le genre de température qu'a l'eau chaude qui sort de ton robinet si ton chauffe-eau n'est pas un bourreau de travail, donc ça ne devrait pas demander trop de temps.
Et là, que voyons nous devant nos yeux écarquillés :shock: ? Je ne sais pas, parce que je n'ai pas fait l'expérience, mais si quelqu'un tente, je veux bien savoir... A mon avis, on ne voit absolument rien! Autre exemple: si tu fais ta vaisselle à l'eau bien chaude, sens-tu la graisse de tes mains se liquéfier? Passons... :roll:
Ensuite, regardez-vous bien dans votre miroir de salle de bain: est-ce que quelqu'un peut me dire quelle est la voie naturelle qui est sensée servir à l'élimination de la graisse liquide??? :lol: J'ai eu beau chercher ce matin, je n'ai pas trouvé... Un indice?
Personnellement, je ne vois que quatre voies de sortie: la respiration, qu'on élimine assez rapidement si vous êtes d'accord, la sueur, qui me paraît assez peu probable (vous vous imaginez suer du gras, comme un kouign amann trop chargé :? :cry2: ). Ensuite, restent l'urine et les selles. Pour l'urine, si vous avez du gras qui sort par là, c'est plutôt embêtant, consultez rapidement un médecin. Et pour les selles, le principe c'est que les échanges entre l'intestin et le corps ne vont que dans un seul sens, l'absorption de nutriments... Donc, là encore c'est rapé. Euh, quelqu'un a une autre idée, parce que là je suis à court :lol:
Allez, pour la thermoplastie, on reviendra une prochaine fois! :kikou:
Ziggy, si tu as encore l'article, j'aimerais bien avoir plus de détails, parce que j'ai l'impression que ça tient plus de la magie que de la médecine MDR
Thor
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cleopatra69
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Messagepar cleopatra69 » 16 mars 2005 [13:01]

Merci pour cette synthese des regimes c'est impeccable. Mais selon vous quel est le meilleur?
Bises

kokoriko
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Messagepar kokoriko » 19 mai 2005 [09:45]

il manque ZERMARTI (désolé si ca figure déjà c'est que j'ai mal regardé)

la méthode ZERMATI


Chacun possède naturellement une compétence psychophysiologique lui permettant d’ajuster spontanément sa consommation d’aliments à sa dépense énergétique et de maintenir son poids d’équilibre génétiquement déterminé.

Il y a 4 ans, déjà dans les mêmes colonnes, j’avais rédigé un article dénonçant les méfaits des régimes amaigrissants. Je reprenais alors la célèbre formule d’Albert J. Stunkard énoncée voilà 40 ans et qui déclarait : "La plupart des obèses ne poursuivent pas leur programme amaigrissant. Parmi ceux qui le poursuivent, la plus grande part ne maigrit pas et parmi ceux qui maigrissent, la plupart reprennent leur poids." Et, pouvait-on ajouter, en 1998 : "Parmi ceux qui reprennent du poids un grand nombre dépassera leur poids de départ". En 2002, la situation a-t-elle changé ?

I - Dissiper les malentendus
Depuis 4 ans, le nombre de personnes s’astreignant à suivre des régimes à encore augmenté et, ce qui était prévisible, dans le même temps, le nombre de personnes obèses a suivi la même évolution. Pour la première fois, depuis les années 70 en France, alors que les enquêtes décennales de l’lNSEE montraient jusque-là une relative stabilité du phénomène, l’obésité des adultes a sensiblement progressé et, plus alarmant encore, celle des enfants a considérablement augmenté. Faut-il donc encore revenir sur les échecs des régimes, et encore une fois répéter que, dans la plupart des cas, de l’ordre de 65 à 95 %, ils s’avèrent inefficaces, nocifs et contre-productifs. Oui, probablement. Et il semble bien qu’avant toute chose, il soit nécessaire de dissiper quelques malentendus.
Tout d’abord, quand nous affirmons qu’un régime " ne marche pas " cela ne signifie bien sûr pas qu’il n’a pas fait maigrir, mais qu’il n’a pas permis de maintenir le poids ainsi obtenu. Généralement, six mois après un régime quel qu’il soit, 90 % des personnes ont perdu du poids puis commencent à le reprendre progressivement après un an ou deux, et souvent ensuite à le dépasser.
En second lieu, quand les scientifiques s’accordent à admettre l’échec des régimes, il ne s’agit pas dans leur esprit de dénoncer les régimes farfelus ou dangereux tels que nous les voyons défiler chaque année au grès des modes : Atkins, Mayo, Scardale, Montignac, Gesta, soupe au chou, diète protéinée, régime des stars… Ce qu’ils dénoncent ainsi ce sont précisément les régimes é-qui-li-brés. C’est-à-dire, ceux prescrits dans les services hospitaliers et enseignés dans toutes les universités du monde. Pour eux, ce qui ne convient pas c’est tout simplement la réponse de la médecine moderne au problème de l’obésité.

Un discours schizophrénique.
À bas les régimes
Il serait faux néanmoins de prétendre que rien n’a vraiment changé. Depuis quelques années le discours sur les régimes a tout de même évolué. Les pratiques même se sont transformées. Dans le discours, il est devenu politiquement incorrect de parler de régimes. Les nutritionnistes aujourd’hui semblent unanimement s’entendre pour ne plus vouloir en prescrire et préfèrent parler de modifier ou de recadrer les habitudes alimentaires, d’acquérir une meilleure hygiène de vie, d’instaurer un bon équilibre nutritionnel, d’éduquer les patients, de réapprendre à manger… Bref, tout changement doit maintenant s’inscrire dans la durée et s’envisager pour le restant de sa vie. Mais, curieusement, le fait même que la durée de ces changements se soit déplacée d’une courte durée à la vie entière devrait désormais empêcher qu’on les considère comme des régimes. Si bien qu’un régime finirait simplement par se définir comme un changement de comportement alimentaire limité dans le temps. Ainsi, par exemple, les insuffisants cardiaques qui doivent s’astreindre à une alimentation réduite en sel ne seraient donc pas au " régime sans sel " du seul fait qu’ils devraient suivre ces recommandations leur vie durant. Et les obèses, eux, ne suivraient pas davantage un régime amaigrissant du simple fait qu’il leur faudrait définitivement se résoudre à manger moins gras. Ainsi, changer ses habitudes au-delà de quelques semaines ou quelques mois devrait être suffisant pour nous faire oublier que nous sommes tout simplement astreints à suivre un régime à vie.
Afin de s’accorder sur cette question, je propose donc d’appeler régime amaigrissant toute démarche tendant à contrôler ses apports caloriques, en s’imposant un ensemble de règles, composées d’obligations et d’interdictions alimentaires, dans le but de perdre du poids ou de ne pas en prendre. Ou encore pourrait-on considérer un régime amaigrissant comme une manière de s’en remettre à des règles externes plutôt qu’à des règles internes telles que la faim, le rassasiement et les préférences alimentaires.
Cependant, le fait de passer d’une définition basée sur la présence de règles alimentaires à une définition basée sur la durée du traitement a rendu possible une bien curieuse opération qui consiste désormais à condamner les régimes et, dans le même temps, à en prescrire toutes les règles : réduire le gras, ne pas sauter de repas, augmenter les légumes verts, alléger le dîner…
Si bien que nous sommes parvenus aujourd’hui à la situation consternante où certains nutritionnistes semblent eux-mêmes ignorer qu’ils prescrivent des régimes amaigrissants. C’est ainsi que lors d’un débat " pour ou contre " les régimes alors que je devais défendre la position " contre " aucun des nutritionnistes sollicités n’accepta de défendre la position " pour " les régimes car tous prétendirent ne jamais en prescrire.
La tendance actuelle serait finalement de considérer qu’il existerait une manière " normale " de se nourrir, établie scientifiquement, composée de règles que l’on devrait adopter pour la vie entière et qui devraient s’imposer à tous. Les règles concernant les personnes en surpoids s’avérant tout aussi valable pour le reste de la population. Et c’est ainsi qu’il deviendrait possible de dissimuler que la médecine moderne a simplement décidé, mais sans l’avouer, de mettre toute la population au régime.

À bas les interdits!
Dans les pratiques, il faut aussi reconnaître qu’il y a eu des changements. Les régimes sont devenus moins restrictifs et se targuent maintenant de ne plus imposer aucun interdit. Bien des médecins sont conscients du fait que les interdits engendrent la transgression puis la perte de contrôle avec son cortège de honte et de culpabilité. Egalement conscient que cette culpabilité, autant que le surpoids, était cause de souffrance, ils souhaitent, très souvent avec une grande sincérité, en délivrer leurs patients. Ils ont, de ce fait, imaginé qu’en levant les interdits, ils parviendraient à soulager le patient de sa culpabilité et éradiqueraient les compulsions alimentaires. Néanmoins, convaincus qu’il n’est possible de maigrir qu’en réduisant la consommation des aliments gras, ils se sont rapidement enfermés dans une étonnante contradiction.

Comment gérer de telles contradictions ?
Comment maigrir en autorisant la consommation de tels aliments quand on est persuadé qu’on ne peut maigrir qu’en les réduisant voire les supprimant ? Tout simplement par le clivage mental qui consiste à dire une chose et à faire son contraire sans même en avoir conscience. " Rien n’est interdit : si vous aimez une viande ou un fromage gras… faites… une petite fête… et supprimez d’autres aliments gras. " Dans la même phrase, le gras est autorisé et supprimé. Ou encore " Vous pouvez vous offrir, en toute tranquillité, un écart de temps en temps. En assouvissant votre envie, vous continuerez alors sereinement votre régime plutôt que de fantasmer sur un plat qui risquerait de vous faire craquer. Ne multipliez pas ces écarts plus de deux fois par semaine et redoublez de vigilance au repas suivant. " Faire sereinement des écarts tout en sachant qu’il faudra davantage se restreindre ensuite, voilà qui ne sera pas simple. Il est déjà difficile de croire que l’on puisse exprimer de telles contradictions. Mais il est encore plus difficile de croire qu’on puisse les accomplir sans même s’en rendre compte. C’est pourtant ainsi qu’un grand nombre de personnes parviennent à consommer des aliments gras sans s’accabler de reproches. Elles s’autorisent simplement à manger des aliments interdits. Tout en refoulant l’idée qu’elles consomment des aliments qui les font grossir. Au mieux, elles peuvent penser qu’ils ne leur feront peut-être pas prendre de poids si elles les mangent avec modération.

L’hypocrisie des nouveaux régimes
Elle consiste donc à prétendre qu’aucun aliment n’est plus interdit mais que certains sont seulement déconseillés ou autorisés en quantité limitée. On ne trouve plus jamais le mot " interdit " dans les nouveaux ouvrages de nutrition. On y découvre un nouveau vocabulaire : éviter, déconseiller, limiter, choisir, délaisser, le moins possible, le plus possible, réduire, préférer, favoriser, renoncer, etc. Les manuels de diététique suggèrent dorénavant de mettre l’accent sur les listes d’aliments autorisés. Sans doute, leurs auteurs pensent-ils que les patients ne se rendront pas compte qu’il est interdit de manger ce qui n’est pas autorisé. En vérité, s’il n’existe plus vraiment d’aliments totalement interdits, les régimes restent toujours des pratiques interdictrices. Les frites ne sont plus interdites, elles sont autorisées une fois par semaine. Ce qui revient donc à adresser le message subliminal suivant : "Les frites sont interdites toutes les autres fois" ou encore "l’exception ne doit pas devenir la règle". Supprimer les interdits ne consiste donc pas à accorder une autorisation de consommer des aliments interdits mais à faire bel et bien disparaître l’idée qu’il existe des aliments qui font grossir.
Une fois dissipés ces petits malentendus, nous pouvons donc maintenant nous mettre tout à fait d’accord. Puisque les régimes sont inefficaces et nocifs, je ne vous proposerai rien qui y ressemble. Il n’y aura rien ici qui ressemblera de près ou de loin à une indication à consommer un aliment plutôt qu’un autre. Vous trouverez votre poids, sans régime, en mangeant ce que vous voulez.
Mais alors, où se trouve la supercherie, me direz-vous ? Il n’y en a pas. Pour comprendre, je dois simplement vous expliquer comment fonctionne le contrôle du poids par l’organisme. Ce contrôle est fondé sur un système à plusieurs dimensions : biologique, sensorielle et psychologique.


II – Le modèle biopsychosensoriel
Il ne s’agit pas là d’une nouvelle méthode amaigrissante mais d’un modèle explicatif de la régulation du poids.

A - La régulation sensorielle.
Comment l’individu parvient-il à adapter sa consommation d’aliments à sa dépense énergétique ? Tout simplement grâce à ses sensations alimentaires (la faim, les appétits, le rassasiement, la satiété) qui le renseignent en permanence sur l’état de ses besoins à la fois quantitatifs et qualitatifs.
Sur le plan quantitatif, un individu est normalement capable, dès son plus jeune âge, de maintenir l’équilibre de sa balance énergétique en consommant une quantité de nourriture correspondant strictement à sa dépense énergétique et ceci quelles que soient les variations de cette dernière. Cette compétence physiologique a été démontrée aussi bien chez l’animal que chez l’humain. Quand on diminue par 2 la densité des boulettes de nourriture habituellement distribuées au rat de laboratoire, ce dernier réagit aussitôt en multipliant par 2 sa quantité de nourriture, de façon à maintenir une quantité de calories appropriée à la couverture de ses besoins énergétiques. Les expériences sur le nourrisson sont bien plus étonnantes et remontent à 1962 quand Lestradet se proposait de manipuler le lait des nourrissons et de comparer leur consommation alimentaire avec leur croissance au cours des trois premiers mois de la vie. Il donne à 8 enfants un lait riche en calories (73 calories pour 100 g) et à 12 enfants un lait pauvre en calories (50 calories pour 100 g). Chaque enfant ayant la liberté de se nourrir comme bon lui semble, libre de déterminer ses horaires et ses quantités de nourriture.

1 - Les enfants savent s’adapter eux-mêmes à leurs besoins
Et voici ce qu’il constate. Tout d’abord qu’il existe un rapport direct entre la quantité absorbée et la richesse calorique du lait. Les enfants du 2e groupe compensent spontanément la diminution des calories par une augmentation de la quantité de lait de façon à maintenir une quantité de calories adéquate au bon déroulement de leur croissance. Ils n’ont pas été dupés par la manipulation diététique et ont continué à ajuster leur consommation à leurs besoins. Mais également, qu’aucune relation n’est retrouvée entre la quantité de lait absorbée et la croissance. Il existe bien des enfants petits mangeurs ou, au contraire, grands mangeurs, traduisant ainsi l’inégalité des besoins dès la naissance. Mais tous suivent une croissance identique démontrant ainsi qu’ils savent naturellement eux-mêmes déterminer leurs besoins. Et Lestradet de conclure que si l’enfant est laissé seul juge de ses besoins, loin des " modes [alimentaires] transitoires ", il parvient sans difficulté à adapter sa consommation à ses besoins afin de maintenir une croissance adéquate.
Vingt ans plus tard, Birch et Deysher ont repris ce type d’expérience sur de jeunes enfants âgés de 3 à 5 ans. Ils donnent avant un repas soit une crème dessert très calorique, aromatisée à l’abricot soit une crème dessert peu calorique mais aromatisée à la fraise. On voit que les enfants réduisent leur repas après la crème à l’abricot et mangent plus après la crème à la fraise. Dans les deux groupes, la somme calorique de la crème dessert et du repas restant à peu près identique. Puis après 6 jours, on inverse les saveurs : la crème à l’abricot devient peu calorique et la crème à la fraise très calorique. Après quelques essais, qui leur permettent d’analyser inconsciemment la nouvelle valeur énergétique des crèmes dessert, les enfants modifient la taille de leur repas et se mettent à manger moins après la crème à la fraise et plus après la crème à l’abricot. Ils ont adapté leur consommation afin de maintenir un apport calorique correspondant à leurs besoins.

2 – Les apports alimentaires sont régulés par l’organisme
Toutes les expériences similaires, très nombreuses à ce jour, démontrent, sans plus aucune contestation possible, que les apports alimentaires sont régulés de manière extrêmement fine pour s’adapter à la dépense énergétique de l’individu. Un individu dont l’organisme dépenserait quotidiennement en moyenne 2 500 calories et qui chaque jour en consommerait 25 de plus, soit une erreur de 1 %, verrait son poids augmenter de 9 kg en 10 ans. On peut donc penser que les personnes dont le poids est stable sur d’aussi longues périodes sont capables d’ajuster leur consommation d’aliments sans même commettre cette erreur de 1 %.
Les animaux, les jeunes enfants et sans doute beaucoup d’adultes se comportent comme de bons régulateurs et " savent " faire une juste estimation de leurs besoins. Toutefois, les études ont montré que cette compétence pouvait facilement disparaître chez les personnes exagérément attentives à leur poids ou chez les enfants ayants des parents eux-mêmes trop préoccupés de ne pas grossir.

B - Les sensations alimentaires.
Pour parvenir à ajuster sa consommation d’aliments à sa dépense énergétique, l’individu ne dispose de rien d’autre que de ses sensations alimentaires. Ces dernières résultent elles-mêmes des différents systèmes de régulation présents dans l’organisme et font intervenir des neuromédiateurs tels que la leptine, la sérotonine, le CPK, le NPY... habituellement impliqués dans la gestion de l’état énergétique de l’organisme. On a longtemps pensé que le comportement alimentaire était sous l’influence d’une glande située dans le cerveau, l’hypothalamus, qui commandait un centre de la faim et un centre de la satiété. On sait aujourd’hui que les sensations alimentaires résultent de processus infiniment plus complexes comprenant schématiquement trois niveaux.
— Un réseau de capteur comprenant des millions de récepteurs répartis dans tout l’organisme et qui recueillent en permanence des informations sur le moindre changement se produisant dans la composition du milieu intérieur.
— Un réseau de transmission utilisant les voies nerveuses ou hormonales et qui transportent l’information depuis les capteurs jusqu’au cerveau.
— Enfin un centre de recueil des informations qui recevra à la fois les données biochimiques recueillies dans tous l’organisme mais qui se trouve aussi connecté à d’autres zones du cerveau et notamment aux aires de la pensée et des émotions.
C’est tout cet ensemble qui forme ainsi un réseau d’une extrême précision et se charge de réguler inconsciemment la prise de nourriture, tant sur le plan quantitatif que qualitatif. C’est lui qui permettra au cerveau de savoir à chaque instant de quels nutriments le corps a besoin et en quelles quantités. Et ainsi de maintenir le poids de la personne autour d’une valeur d’équilibre et de satisfaire ses besoins dans les différents nutriments qui lui sont nécessaires. Cependant l’individu n’a naturellement pas accès aux concentrations de ces différents neuromédiateurs et n’a donc pas directement connaissance des indications qu’ils apportent. Il lui faut pour cela disposer d’une interface qui s’adressera à lui dans un langage compréhensible. Un peu comme l’interface graphique d’un ordinateur qui permet à l’utilisateur de déchiffrer les calculs de son microprocesseur. Et c’est ainsi que cette immense complexité se révèlera au mangeur sous une forme d’une rare simplicité exprimée par ses sensations alimentaires : la faim, les appétits, le rassasiement, la satiété. Ce sont elles seules qui le guideront dans le choix de ses aliments et la détermination de leur quantité.
La satisfaction quantitative et qualitative des besoins est conditionnée par trois mécanismes s’appuyant sur les sensations alimentaires.

1 - La fréquence des repas.
Cette dernière est fonction de l’alternance de la faim et de la satiété. La faim apparaît quand les cellules du cerveau commencent à manquer de glucose. Elle se manifeste quand les aliments du repas précédent finissent d’être digérés et signale la nécessité de satisfaire un besoin global de nutriments énergétiques. La faim pousse le mangeur à se procurer de la nourriture et à manger jusqu’à disparition de sa faim. Il atteint alors l’état de non-faim ou satiété.
Toutefois, la vie en société impose ses horaires et n’incite pas le mangeur à s’isoler pour prendre ses repas. Aussi très rapidement, le mangeur apprendra à régler la taille de ses repas pour avoir faim à des heures socialement acceptables. Il saura, avec une assez bonne précision et par un apprentissage inconscient, quelle quantité de nourriture il lui faut prendre à chaque repas pour ne pas avoir faim jusqu’au repas suivant. C’est donc par un apprentissage progressif que les mangeurs d’un même groupe social apprennent à avoir faim à la même heure.

2 - La taille des repas.
La faim nous dit simplement qu’il est temps de manger mais ne nous renseigne pas sur les quantités de nourriture dont nous avons besoin. Pour cela, nous disposons de systèmes très élaborés qui travaillent à notre insu. Ils informent notre organisme du nombre de calories que nous absorbons et nous font parvenir des signaux de rassasiement qui mettront fin à notre repas quand nos besoins seront couverts. Le premier système est sensoriel. Il nous informe, dès la reconnaissance de l’aliment par l’appareil gustatif, de sa composition en nutriments et micro-nutriments. Chaque aliment est ainsi analysé et mémorisé dans le cerveau comme dans une table de composition des aliments qui serait en permanence remise à jour. C’est par la décroissance du plaisir gustatif que le cerveau nous fait savoir les quantités de nourriture qui nous sont nécessaires. Tant qu’il y a du plaisir gustatif, il faut continuer à remplir les réservoirs. Quand le plaisir gustatif a disparu, les réservoirs sont pleins, il faut s’arrêter. Aller au-delà de l’extinction du plaisir gustatif, c’est manger plus que ses besoins et, par conséquent, s’exposer à prendre du poids. C’est donc la modulation du plaisir qui guidera l’individu dans l’ajustement des quantités qui lui sont nécessaires. Le second système est mécanique et dépend de la contenance de l’estomac. L’estomac est une poche dont chacun comprendra qu’elle ne peut contenir plus que son volume. Mais il s’agit là d’un système très rudimentaire qui ne sait pas faire la différence entre du foie gras et des radis.

3 - Le choix des aliments.
De la même façon que les apports alimentaires sont régulés sur le plan quantitatif, ils le seront également, là encore grâce aux sensations alimentaires, sur le plan qualitatif. À ce titre, certaines expériences menées sur les animaux sont tout à fait édifiantes.
Si l’on soumet des rats à un régime carencé en protéines, spontanément, par la suite, quand ils auront le choix, ils se dirigeront vers des aliments leur apportant des protéines. La même expérience peut être répétée en infligeant des carences beaucoup plus spécifiques en un acide aminé, une vitamine ou un sel minéral. L’animal prend du plaisir et trouve bon les aliments qui lui apportent le nutriment qui lui fait défaut. Chose importante, son goût pour cet aliment persistera bien au-delà de la réparation de cette carence. On a ainsi créé durablement une préférence alimentaire. Il a même été possible, grâce à des protocoles de conditionnement, de transformer des aversions en préférences. Par exemple, les animaux détestent tous l’eau acide et préfèrent naturellement l’eau pure. Après consommation d’un régime carencé en zinc, ils finissent tous par préférer l’eau acide si celle-ci leur apporte le zinc qui leur manque. De la même manière, chez l’homme qui présente une insuffisance surrénale, on constate une attirance étonnante pour la réglisse. Ce produit contient des substances qui corrigent les troubles dont souffrent ces personnes. Celles-ci ressentent alors un grand plaisir à consommer des aliments pour lesquels elles pouvaient n’avoir jusqu’alors qu’indifférence. Soudainement, la réglisse deviendra pour eux un aliment recherché et qui aura " bon goût ". De même, au cours d’un régime hypoglucidique, pouvons-nous décider de nous priver pendant plusieurs semaines de manger des féculents. Si soudainement on nous présente un délicieux plat de pâtes, à sa simple vue nous éprouverons un plaisir intense. Et nous en consommerons aussi longtemps que ce plaisir sera ressenti. Par ce message, le cerveau nous fait savoir que notre organisme est en état de manque et que nous devons reconstituer les stocks de glucides épuisés.
À l’opposé, il est aussi possible d’inverser une préférence si la consommation de l’aliment n’apporte plus ce que l’on en attend. Ainsi, chez les animaux, le goût inné pour le sucré ne se maintient que s’il correspond à un apport d’énergie. En remplaçant le sucre par de la saccharine, on assiste progressivement à une extinction du goût pour le sucré. L’animal finit par se désintéresser de ce type d’aliments s’il apprend qu’il ne lui permet plus de satisfaire ses besoins.

C - Le set-point
Grâce à ces systèmes, l’individu devient capable de manger selon ses besoins et de se maintenir sans effort à un poids génétiquement déterminé. Chacun concevra facilement que la taille des êtres humains soit soumise à de grandes variations sans que cela ne soit, le moins du monde, considéré comme une anomalie. Il existe des grands et des petits, les tailles généralement observées pouvant se situer entre 150 cm et 220 cm. Tout au plus pourrait-on parler de moyenne, en aucun cas de normalité. Idéalement, les médecins pensent que la corpulence d’une personne (IMC) devrait se situer entre 20 et 25. Cet intervalle ne correspond en rien à un poids normal. Il est simplement considéré comme l’intervalle de poids dans lequel l’individu serait statistiquement le moins exposé à des complications médicales. Ce qui, d’ailleurs, ne présente en rien une garantie de santé pour un individu donné. Pas plus qu’on ne soit certain d’avoir un accident en dépassant la vitesse autorisée ou que l’on en soit totalement à l’abri en la respectant. Certaines personnes naturellement maigres peuvent se situer très au-dessous de cet intervalle et posséder un IMC aux environs de 15 à 17. Celles-là se considéreront sans doute comme des chanceuses qui posséderont la même corpulence que celle des mannequins et feront, peut-être un jour, la couverture des magazines de mode. Alors que d’autres se situeront naturellement entre 28 et 30 et seront harcelées autant par l’environnement social que par le milieu médical pour maigrir et revenir dans l’intervalle de poids idéal. Si bien qu’un poids génétique peut, sans qu’il traduise la moindre anomalie, se situer dans une large fourchette comprise entre 15 et 30. Toutefois, statistiquement c’est aux extrêmes qu’il sera le plus probable de rencontrer des personnes présentant de vraies anomalies. C’est ainsi parmi les personnes les plus maigres ou les plus fortes que l’on rencontrera le plus souvent des malades souffrant d’un trouble de la régulation.
Il existe donc dans le poids une composante génétique sur laquelle la médecine actuelle avoue avec tristesse être dans l’incapacité d’intervenir. Les espoirs de progrès dans ce domaine viendront sans doute de la pharmacologie. Ce que nous devons déplorer c’est la situation de nombreuses personnes possédant naturellement un set-point très élevé et devant subir un véritable acharnement à les faire maigrir alors que cela leur est impossible du fait qu’elles se trouvent précisément à leur set-point.

Le corps est programmé pour défendre le set-point.
Pour d’infinies raisons, une personne peut prendre ou perdre du poids et ainsi s’éloigner de son set-point. Il existe, en Afrique, des tribus qui chaque année organisent des concours de lutte. Pour y participer, elles choisissent un champion habile dans ce sport et présentant un poids suffisant pour s’assurer une bonne stabilité au combat. Toute l’année, le village se consacre à l’entraînement et à l’engraissement de son champion. Puis après le jour du concours, le combattant retourne à ses activités habituelles et reperd immanquablement le poids qu’il avait pris. N’est pas gros qui veut.
Il semble donc que le poids d’un individu soit génétiquement déterminé mais qu’il lui soit plus ou moins possible de s’en écarter. Ainsi, chez le mangeur régulé, quand le poids se déplace au-dessus ou au-dessous de son set-point, l’organisme agirait en mettant en action des mécanismes de défense destinés à ramener le poids à sa valeur d‘équilibre et en transmettant des signaux qui modifieraient les prises alimentaires. Un peu comme un élastique sur lequel on tirerait et qui reprendrait dès qu’il le pourrait sa position de repos. Dans le cas où le mangeur maigrit et passe au-dessous de son set-point, la faim augmentera pour inciter le mangeur à augmenter ses apports énergétiques et reprendre du poids. Si au contraire, le mangeur grossit et passe au-dessus de son set-point, la faim, dans ce cas, diminuera incitant par là même le mangeur à réduire ses apports énergétiques afin de reperdre du poids. Plusieurs auteurs ont défendu cette théorie du pondérostat chez l’animal, maintenant chez l’humain, et ont montré comment les variations du poids pouvaient modifier les sensations de faim du sujet. Chez des sujets régulés, les mécanismes du rassasiement disparaissent quand le poids est volontairement abaissé au-dessous de son set-point, la surcharge pondérale ayant des effets inverses. Bref, quand on s’écarte de son set-point il n’y a rien d’autre à faire que d’écouter sa faim pour y revenir.

Le set-point est indépendant de la nature des aliments consommés et de l’activité physique.
L’une des forces du système de régulation, c’est qu’il semble aussi être relativement indépendant de la nature des aliments consommés par l’individu. Votre poids ne dépendrait pratiquement pas du fait que vous ayez une alimentation plutôt riche en glucides ou en lipides. C’est ce que tendent à démontrer les expériences sur les aliments allégés qui laissent penser qu’il serait bien inutile de vouloir tromper son organisme.
— L’allégement en sucre. Une enquête réalisée auprès de 78 694 Américaines de toute corpulence, a montré que les utilisatrices de produits édulcorés avaient pris plus de poids au cours de l’étude que les non-utilisatrices. Les études des physiologistes ont permis de comprendre que si les consommations d’édulcorant répondaient à des situations de faim, donc de besoins métaboliques, elles étaient, dans ce cas, intégralement compensées lors des repas suivants. En revanche, quand ces consommations répondaient à prises alimentaires sans faim, la compensation devenait très aléatoire. Ces études ont permis de conclure que dans le cadre d’une alimentation libre, l’utilisation d’édulcorant s’avère inefficace sur la perte de poids.
— L’allégement en graisse. La plupart des études montrent qu’un allégement lipidique provoque une diminution non compensée de la consommation de lipides. En revanche, la diminution calorique qu’elle entraîne semble assez bien compensée par une surconsommation de glucides et parfois même de protéines. Si bien, que si la composition de l’alimentation se trouve modifiée, le niveau calorique global reste souvent inchangé et ne permet pas d’obtenir une perte de poids significative. Ainsi, des femmes ayant consommées une alimentation allégée en lipides pendant deux ans ont perdu 3,2 kg pendant les six premiers mois de l’expérimentation. Au bout de deux ans, cette perte de poids n’était plus que de 1,9 kg. Ce faible amaigrissement avait pourtant été obtenu avec une alimentation ne comportant plus que 22,8 % de lipides. Ces résultats confirment les observations réalisées aux Etats-Unis où l’on voit le poids moyen de la population augmenter simultanément avec une baisse générale de la consommation de graisse. Toujours chez des volontaires américains, une tendance à s’accorder une petite récompense en contrepartie de la consommation d’aliments de régime, mais " bons pour la santé ", a été mise en évidence semble pouvoir expliquer l’échec de l’allégement lipidique. De la même manière, dans une étude épidémiologique française réalisée sur des hommes, l’utilisation de produits allégés en graisse ne s’accompagnait pas d’une réduction de la ration énergétique, mais au contraire, d’une consommation significativement plus élevée de sucre, biscuits, chocolat, miel et autres produits sucrés.


Maigrir sans régime. Jean-Philippe Zermati (médecin nutritionniste, Paris).


Avant de vous exposer la pratique, je pense nécessaire de préciser quelques notions. En premier lieu, il est important de ne pas confondre l’approche biopsychosensorielle avec une méthode amaigrissante. Il s’agit d’un modèle explicatif de la régulation du poids. La pratique qui en est issu permet à l’individu de retrouver son set-point, le poids pour lequel il est génétiquement programmé. Et par conséquent, le seul poids qu’il lui soit possible de maintenir spontanément sans se restreindre. Autrement dit, pour passer au-dessous de ce poids, le sujet devra accepter de manger moins qu’il n’a faim et, par conséquent, de s’affamer le reste de sa vie. La plupart des gens sont capables de le supporter plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Puis très vite se remettent à manger à leur faim et reprennent du poids, décrivant le fameux effet yoyo. Les rares personnes parvenant à s’affamer plus longuement payent à leur poids un tribut psychologique et physique dont elles n’avaient sans doute pas mesuré à l’avance toutes les conséquences.
Ainsi l’approche bio-psychosensorielle permettra à ceux qui se trouvent au-dessus de leur set-point de maigrir. Ceux qui se trouvent en-dessous, grossiront. Et ceux qui se trouvent déjà à leur set-point ne changeront pas de poids. Tous tenteront de se réconcilier avec eux-même. La démarche que nous allons entreprendre vous permettra de situer votre poids actuel par rapport à votre set-point, sachant que ce dernier ne correspondra pas obligatoirement au poids que vous souhaiteriez atteindre. Et que le fait de conserver quelques rondeurs, voire même un important surpoids n’est pas la preuve que l’on peut encore maigrir sans affamer son corps.
En second lieu, la restriction cognitive est un puissant agent dérégulateur des sensations alimentaires. Mais elle n’est pas le seul. La relation avec la nourriture produit des émotions plus fortes que les sensations alimentaires. Cette relation, qui autrefois était peut-être sereine, s’est progressivement dégradé en même temps que l’individu a voulu se servir de ses aliments pour transformer son corps. Pourquoi est-il si insupportable de ne pas posséder un corps conforme à ce qu’on en attend ? Voilà qui nous poussera à nous interroger sur la relation avec le corps. En quoi notre corps nous situe-t-il par rapport aux autres ? Voilà qui nous poussera à nous interroger sur l’utilisation que nous faisons de notre corps dans les relations que nous entretenons avec les Autres ? Bien sûr, au-delà du corps ou de la nourriture, chacun possède une histoire personnelle qui peut aussi générer des émotions dérégulatrices. Mais nous n’explorerons pas ces voies qui sont trop affaires individuelles.

Enfin, en dernier lieu, quelques mots sur les principes de la perte de poids. Pour maigrir, tous les nutritionnistes sont au moins d’accord sur un point, il n’existe pas d’autres moyens que de manger moins. Il ne s’agit pas de manger ni mieux ni autrement mais tout simplement moins de calories.
Jusqu’ici, pour y parvenir, on peut affirmer, sans risque de se tromper, que tout a été essayé, y compris la ligature des mâchoires. Mais au bout du compte, tout se résume simplement à ceux qui ont préconisé de retirer les glucides et à ceux qui ont préconisé de retirer les lipides. Force est de constater que quoique l’on retire les résultats sont rigoureusement identiques. Tout le monde maigrit. Ou presque. Car si, en effet, manger moins est une condition nécessaire pour tout le monde, elle ne semble pas toujours suffisante pour certains. Pour manger moins, les régimes imposent leurs règles : limiter les quantités, réduire ou supprimer telle catégorie d’aliments, respecter un nombre déterminé de repas, ne pas manger entre les repas, attribuer des points aux aliments, ne pas mélanger certains aliments entre-eux, etc. Finalement, soyez-en assurés, tout cela ne sert qu’à faire manger moins de calories, quoiqu’en disent les promoteurs de chaque méthode. Et tout cela revient à préconiser du contrôle et de la restriction cognitive, dont nous avons vu les effets.

Soyons honnêtes et reconnaissons-le d’emblée : nous aussi, nous tenterons de manger moins. Cela suppose donc de répondre à quelques questions :
— Est-il possible de manger moins ?
Oui, il est possible de moins manger quand on mange plus que sa faim. Ceux qui se nourrissent à leur faim, ne pourront pas réduire sauf à s’affamer. Ce qui, sur une longue durée, n’est pas une solution envisageable. La première étape consistera donc à s’assurer de l’exactitude des sensations que l’on perçoit. Vous verrez que les choses ne sont toujours aussi évidentes qu’elles le paraissent.

— Est-ce possible sans que cela ne devienne de la restriction cognitive ?
La restriction cognitive suppose que l’on instaure un contrôle volontaire dans sa manière de manger et que l’on s’en remette à des règles externes (prendre trois repas par jour, ne pas en sauter, limiter les aliments gras, etc). Or, tel n’est pas le cas de l’approche bio-psychosensorielle qui se propose de restaurer les capacités de régulation de l’individu. Le rendant ainsi apte à manger ce qu’il veut en se fiant à un système physiologique inconscient fondé sur des repères internes (faim, rassasiement, satiété) et capable d’ajuster les apports caloriques aux dépenses énergétiques.

— Et si cela est possible, qu’allons-nous retirer ?
Plutôt que de retirer arbitrairement tel ou tel aliment, nous retirerons ceux qui sont objectivement en trop. C’est-à-dire, ceux qui sont consommés sans faim. Nous retirerons les aliments dont nous n’avons pas besoin. J’entends déjà vos objections : « On ne mange pas seulement quand on a faim », « Que faites-vous de la gourmandise ? », etc. Je sais tout cela et je vous promets que nous examinerons toutes ces situations plus loin.
Pour conclure, je dirai enfin qu’ici nos objectifs sont très ambitieux. Il ne s’agit pas seulement de maigrir (vous savez déjà le faire), mais de se guérir d’un vrai problème. Vous devrez donc accepter de vous accorder le temps de cette guérison. Cette approche vous permettra de découvrir la vérité de votre poids. Celui pour lequel vous avez été programmé génétiquement, le seul que vous pourrez maintenir sans vous affamer. Rien ne dit que cette vérité vous fera plaisir. Si vous vous sentez incapable de l’affronter, il est encore temps d’arrêter votre lecture et de vous rabattre sur un bon vieux régime.
Nous allons donc procéder en trois étapes. Les deux premières nous ferons travailler sur la relation avec la nourriture et la troisième nous fera sortir du champ de la nourriture et aborder le problème de ces émotions qui font manger.


I - PREMIERE ETAPE : JE RETROUVE MES SENSATIONS ALIMENTAIRES.
Nous allons décomposer cette première étape en deux périodes. La première consistera à seulement observer sa manière de manger pour mieux la comprendre. La seconde à tenter de manger selon sa faim.

A - Première période : 15 jours pour s’observer et commencer à comprendre
Voici les trois premières mesures à appliquer dans la première période :
Tenir un carnet alimentaire.
Manger plus lentement.
Manger sans rien faire d’autre.

Cette première étape vous prendra quelques semaines durant lesquelles vous utiliserez un carnet alimentaire pour y consigner vos observations sur votre manière de manger. Voici le modèle que je vous propose d’utiliser.

HEURE
LIEU
AVEC QUI

QUOI
ET
COMBIEN

COMMENTAIRES

* En faisant quoi ?



* Faim et Satiété
* Envies de manger
* Situations ou personnes qui vous incitent à manger plus.


Inscrivez dans la première colonne le contexte dans lequel se déroule votre repas ainsi que toute autre prise alimentaire. L’heure, le lieu et les personnes avec lesquelles vous vous trouvez. Si pendant que vous mangez, vous menez simultanément une autre activité notez-là également : télévision, lecture, travail, radio, ménage… Dans la seconde colonne, inscrivez les aliments que vous avez consommés et leurs quantités approximatives, en unité, en cuillère à soupe, en centimètre, en gramme… Dans la dernière colonne, vous rapporterez comment le repas s’est déroulé. Il s’agit là d’apporter certaines informations précises. Avant de commencer à manger, aviez-vous faim ? Une fois le repas terminé, vous sentiez-vous correctement rassasié ou aviez-vous l’impression d’avoir trop mangé, ou pas assez? Avez-vous renoncé à manger des aliments dont vous aviez envie ? Ces envies peuvent porter sur la nature des aliments (je voulais prendre des pommes de terre sautées mais j’ai choisi les courgettes) ou sur la quantité des aliments (j’aurai voulu me resservir mais je m’en suis empêché). Enfin, vous tenterez de repérer toutes les situations dans lesquelles vous avez conscience de trop manger. Il peut s’agir de situations festives ou conviviales ou d’émotions négatives, de fatigue…
Dans le même temps, pour mieux vous observer, je vous suggère de vous consacrer le plus complètement possible à vos repas en vous astreignant à ne rien faire d’autre pendant que vous manger, à prendre votre temps chaque fois que cela sera possible et à manger plus lentement.
Tous les exercices dont nous nous servirons sont de la plus grande simplicité. Et pourtant, vous verrez que certains vous mettront en grande difficulté. C’est précisément leur raison d’être. Ils sont destinés à jouer le rôle de révélateur et faire apparaître les obstacles qui vous empêchent de manger selon votre faim. Par conséquent, ne vous inquiétez pas d’échouer sur ces exercices, c’est justement la mise en évidence de vos difficultés et leur compréhension qui vous feront le mieux progresser.

Premières observations
Après les deux premières semaines d’observation, il vous faut maintenant analyser ce carnet. Voici quelques questions simples auxquelles vous essaierez de répondre.

— Avant les repas, vous êtes-vous parfois rendu compte que vous n’aviez pas faim ?
— La faim et l’envie sont-elles pour vous des sensations distinctes ?
— Après les repas, vous êtes-vous parfois rendu compte que vous aviez trop mangé ?
— Dans ce cas, en avez-vous pris conscience au cours du repas ou seulement après ?
— Au cours de cette période, avez-vous éprouvé des envies de manger auxquelles vous n’avez pas voulu céder ?
— Quelles sont les circonstances dans lesquelles vous avez trop mangé ?

Avant de rechercher les situations dans lesquelles vous avez trop mangé, il serait bon que nous nous mettions d’accord sur ce que nous entendons par là. Trop manger signifie simplement manger sans faim. Ce que l’on observe schématiquement dans deux circonstances. Vous pouvez, en effet :
Commencer à manger sans faim.
Continuer à manger au-delà de votre faim

Les situations les plus fréquentes ont trait à la restriction cognitive ou à des émotions d’autre nature.
Voici une liste qui n’est pas exhaustive, mais qui peut vous donner quelques pistes.
1- L’exposition aux aliments : tant que les aliments ne sont pas sous vos yeux, vous n’y pensez pas. Vous ne pouvez vous empêcher de les manger s’ils passent à votre portée. Le seul fait de savoir qu’ils sont là peut parfois vous mettre en transe.
2- La transgression des interdits alimentaires : vous vous empêchez de manger certains aliments dont vous pensez qu’ils vous feront grossir. Mais, dès que vous commencez à en manger, vous ne pouvez plus vous arrêter.
3- Pour respecter des règles alimentaires : vous vous forcez à manger le matin pour prendre un petit-déjeuner, pour ne pas sauter un repas, pour finir le repas par un laitage…
4- Peur d’avoir faim : vous ne mangez pas parce que vous avez faim, mais par crainte d’avoir faim plus tard ou de craquer sur des aliments « interdits ».
5- Peur de manquer : vous ne pouvez vous empêcher de finir vos assiettes, alors même que vous n’avez plus faim. Vous vous comportez comme si on allait vous retirer votre assiette ou si vous n’alliez plus manger demain.
6- L’insatisfaction à la fin du repas : vous vous levez souvent de table en n’ayant plus faim, mais avec la sensation d’un manque. Généralement une envie de sucré que vous tentez de réprimer, mais que vous pouvez parfois satisfaire.

Situations liées à d’autres émotions.
Les émotions négatives vous font manger. Dans ce cas, il vous sera très utile d’essayer de nommer ces émotions (colère, tristesse, déception, frustration, anxiété…) et de rapporter les circonstances de leur apparition.

Les premières difficultés.
Certaines personnes ne parviennent pas à tenir le carnet alimentaire. Ce dernier se transforme en un miroir dans lequel il ne fait pas toujours plaisir se regarder. Si c’est le cas, n’en faites pas toute une affaire. Ne pas écrire n’empêche pas de réfléchir et de se poser des questions. Commencer vos observations et vous essaierez de reprendre le carnet alimentaire un peu plus tard.

Certaines personnes vont prendre conscience qu’elles ne peuvent manger sans faire autre chose en même temps. Elles doivent en chercher les raisons. Celles-ci peuvent être matérielles. Leur vie professionnelle, familiale, sociale est si envahissante qu’elle ne leur laisse plus le temps de manger. Est-ce un choix de leur part ou subissent-elles cette situation ? D’autres ressentent le besoin de s’occuper durant les repas pour échapper à des pensées ou des émotions trop pénibles : la culpabilité de manger des nourritures interdites, la tristesse de prendre ses repas dans la solitude, le souvenir de scène de repas difficile durant leur enfance…
Quoi qu’il en soit, toutes ces difficultés ont des raisons qu’il est important de comprendre pour mieux les surmonter.

— Vous n’avez jamais faim avant de manger. Il est bien possible que le repas précédent soit trop proche ou trop copieux pour laisser à la faim le temps de réapparaître.
— Vous avez toujours faim avant de manger. Les personnes en état de restriction calorique réelle et donc de carence énergétique peuvent effectivement se trouver dans une telle situation. Pour toutes les autres, il est plus probable qu’elles ne sachent pas distinguer leur faim de leur envie de manger.
— Vous ne différenciez pas la faim de l’envie de manger. Si vous n’êtes pas certains de ce que vous ressentez, il vous suffira de sauter un ou deux repas et d’attendre que les premiers signes se manifestent. Vous ne les oublierez plus.
— Après le repas, vous n’avez jamais l’impression d’avoir trop mangé. Là encore, les personnes en état de carence énergétique peuvent effectivement se trouver dans cette situation. Pour les autres, il est bien possible qu’elles ne sachent pas reconnaître leur sensation de rassasiement.
— Vous n’êtes jamais rassasié avant d’avoir fini votre assiette. Vous n’avez donc aucune raison de laisser de la nourriture. Là encore, cela semble assez douteux. Il n’existe, en effet, aucune raison pour que votre satiété coïncide systématiquement avec la fin de votre assiette, surtout quand vous n’en avez pas vous-même déterminé les portions. Votre faim devrait parfois vous conduire à manger en deçà ou au-delà des portions servies. Il est bien plus probable que vous ne perceviez pas le rassasiement.
— Après le repas, vous avez l’impression d’avoir trop mangé. Il est possible que vous en preniez conscience au cours du repas, mais que cela ne suffise pas à vous arrêter. Il est également possible que vous ne le réalisiez qu’une fois le repas terminé, vos sensations ne vous ont pas alerté à temps.
— Après le repas, vous vous dites que vous avez trop mangé. Vous vous dites que vous avez dû trop manger, mais vous ne le ressentez pas. C’est une position mentale, caractéristique de la restriction cognitive. Vous établissez des quantités que vous ne devez pas dépasser ou vous vous imposez de ne manger que certains aliments. Vous pensez donc avoir trop mangé quand vous transgressez vos règles.
— Vous avez faim mais n’éprouvez aucune envie de manger. La disparition du désir de manger est souvent interprétée comme un symptôme dépressif. Mais il peut aussi apparaître comme un symptôme de la restriction cognitive. Vous éprouvez la faim mais les aliments qui vous tenteraient vraiment vous sont interdits car vous pensez qu’ils vous feront grossir. En revanche, ceux que vous vous obligez à manger ne vous font aucunement envie.
— Vous n’avez jamais l’impression de manger sans faim. Vous avez toujours faim avant de manger et vous n’avez jamais l’impression d’avoir trop mangé quand votre repas est fini. En somme, vous êtes convaincus de manger juste à votre faim. La situation est plutôt embarrassante et peut s’interpréter de différentes façons selon l’évolution de votre poids :
a. Vous maigrissez. Vous avez donc sans doute raison. Votre alimentation n’excède pas vos besoins et vous ne mangez qu’occasionnellement trop.
b. Vous grossissez. Votre alimentation excède donc vos besoins. Il est certain que vous mangez trop sans en avoir conscience. Vos sensations sont très imprécises, vous ne pouvez pas vous y fier.
c. Vous êtes stable. Soit votre alimentation excède encore vos besoins et, peut-être, ne le réalisez-vous pas. Dans ce cas, sans être très excessive votre alimentation reste suffisante pour entretenir un surpoids. Soit, voilà la mauvaise nouvelle, votre alimentation correspond à vos besoins et le poids que vous avez actuellement correspond à celui que vous devrez conserver. Vous ne pourrez trancher la question qu’en poursuivant les exercices sensoriels.
B - Deuxième période : manger selon sa faim
Au terme de cette période d’observation, on peut assurer que vos sensations alimentaires manquent de précision ou que vous ne pouvez pas à en tenir compte. Vous mangez alors que vous savez que vous n’avez pas faim ou vous êtes incapables de vous arrêter quand vous êtes rassasié. Vos sensations ne jouent donc plus leur rôle qui est de vous indiquer quand commencer et quand vous arrêter. Nous allons faire en sorte de leur rendre leur emploi. Voici donc un exercice qui consistera pour vous à tenter de manger selon votre faim.


MANGER SELON SA FAIM

I - MANGER ATTENTIVEMENT
1- Manger sans autre activité.
2- Se détendre avant et pendant le repas.
3- Utiliser des petits couverts à la maison.
4- Poser les couverts toutes les 3 bouchées.
5- Finir le (la) dernier (e).

II - QUESTIONNEMENT SENSORIEL
1 - Ai-je faim et / ou envie de manger ?
2 - Est-ce que ça me plaît ? Plaisir gustatif.
3 - Ai-je assez mangé ? Satiété.

III - PROCEDURE DE CHANGEMENT
3 étapes :
A - Observer les sensations (questionnement sensoriel)
B - Essayer d’en tenir compte.
C - Si vous n’y parvenez pas, préciser dans quelles circonstances ?


Il vous sera beaucoup plus facile de prendre conscience de ce que vous ressentez si votre attention est concentrée sur votre repas. Pour cela quelques mesures simples vous aideront. Prendre quelques grandes respirations abdominales avant et au cours de repas pourra s’avérer utile. Les petits couverts aideront ceux qui ne savent pas laisser de nourriture dans leur assiette. Avant de se resservir, ils les obligeront à se demander s’ils ont encore faim. Dans tous les cas, il s’agit seulement de créer un sas d’attention pour mieux percevoir les sensations alimentaires.

Chaque fois que vous mangerez, vous vous poserez trois questions simples :
— Ai-je faim et/ou envie de manger ? Quatre combinaisons sont possibles. La plus agréable est celle qui permet d’avoir faim et envie de manger en même temps. Pour le moment, il s’agit seulement de savoir distinguer toutes ces situations.
— Ai-je du plaisir ? Attention, il ne s’agit pas de savoir si ce que vous mangez est bon mais si cela vous procure du plaisir gustatif. Ce qui est très différent. Si, à un moment où vous n’avez ni faim ni envie de manger, vous deviez manger votre gâteau préféré, il ne vous apporterait que très peu de plaisir. Il vous suffirait cependant d’attendre quelques heures, le temps que la faim revienne, pour que le plaisir augmente. Entre temps, le gâteau n’aurait pas changé. Ce serait toujours le même et il serait toujours aussi bon. En vérité, c’est vous qui avez changé. Votre faim s’est manifestée. Le plaisir gustatif n’est donc pas en rapport avec le gâteau que vous venez de manger mais avec votre faim. Le même phénomène s’observe au cours des repas où vous devez constater que les premières bouchées du plat vous apportent plus de plaisir que les dernières. Là encore, ce n’est pas le plat qui change. C’est vous qui êtes différent. Vous êtes en train de vous rassasier. Quand le plaisir a disparu, vous êtes rassasié de ce plat et vous pouvez passer au suivant si vous avez encore faim. Quand la faim et l’envie de manger ont disparu vous êtes totalement rassasié, le repas est terminé. La satiété s’installe jusqu’au repas suivant. Ainsi le rassasiement correspond à la disparition du plaisir gustatif et n’a rien à voir avec la sensation de ventre plein.
— Ai-je assez mangé ? Le mangeur considère qu’il est rassasié quand sa faim est apaisée et que ses envies sont satisfaites.
Reprenons maintenant ces explications sur un schéma, et voyons aussi comment les choses peuvent parfois se passer tout autrement.


La courbe physiologique du plaisir gustatif.

La courbe rouge décrit l’évolution du plaisir gustatif en fonction de la quantité de nourriture consommée. Le plaisir est maximum quand on commence à manger et ce maximum dépend de votre faim. Plus elle est importante, plus il est agréable de manger. Ensuite le plaisir gustatif ne fait plus que décroître jusqu’à disparaître. A cet instant, vous êtes rassasié de cet aliment. Si la faim persiste, vous pouvez décider de passer à un autre plat. Le même phénomène se reproduit jusqu’à la disparition totale de la faim. Vous éprouverez donc un rassasiement spécifique de chaque plat et un rassasiement plus global pour l’ensemble du repas.
Cette courbe physiologique n’est pas celle des mangeurs restreints, qui décrivent des courbes fort différentes.
Le plaisir gustatif ne décroît pas ou augmente
La courbe bleue décrit ce que ressentent certaines personnes dont le « plaisir » ne décroît pas. Il reste constant. D’autres décrivent même une augmentation de leur « plaisir » au fil de leur consommation. C’est ainsi qu’ils perçoivent les choses mais il ne s’agit plus ici de plaisir gustatif. Quoi qu’il en soit, dans ces deux situations, bien qu’il n’ait plus aucune raison de s’arrêter de manger, le mangeur s’interrompra tout de même :
— Il n’y a plus de nourriture disponible. Le mangeur a consommé toute la nourriture à sa disposition en parvenant à la fin de son assiette, de son sandwich ou de son paquet.
— Le mangeur se sent incapable de manger davantage. Il est parvenu au bout de son estomac.
— Le mangeur se raisonne et décide de s’arrêter à un point quelconque de la courbe, qui interviendra avant ou après le rassasiement physiologique. En supposant même, que par coïncidence, il s’arrête de manger au point de rassasiement, sa situation n’en resterait pas moins anormale. Car l’absence de décroissance du plaisir gustatif l’obligerait à s’interrompre sur une frustration. Alors que le mangeur régulé s’interrompt sans difficulté du fait de la disparition de son envie de manger.
Le plaisir gustatif se prolonge.
Dans ce dernier cas, la personne décrit une courbe (en vert) qui ressemble à la courbe normale mais se trouve simplement décalée par rapport à celle-ci. Ici le mangeur dépasse le rassasiement physiologique sans avoir conscience de ce dépassement, qu’il aurait pourtant perçu avec simplement un peu plus d’attention.


Ce qui fait grossir.
C’est toute la nourriture consommée après le rassasiement qui peut vous faire grossir si elle n’est pas régulée. Et ceci quel que soit l’aliment. Un radis consommé après le rassasiement peut vous faire grossir. Une barre de chocolat consommée quand vous avez faim se trouve à sa place et ne vous fera pas grossir.

Une petite métaphore
On peut imaginer la faim comme une représentation de la jauge d’essence de votre voiture qui vous indique de faire le plein quand les réserves de carburant sont épuisées. Quand le réservoir est plein (rassasié), la moindre quantité d’essence, fût-elle contenue dans un dé à coudre (le radis), sera en trop. En revanche, quand le réservoir est vide (la faim) vous pouvez tranquillement verser un jerrican tout entier (le chocolat) il trouvera sa place et sera même le bienvenu.

Il s’agit maintenant de retrouver la courbe physiologique du rassasiement et de devenir capable de s’arrêter de manger au moment où les besoins énergétiques sont couverts. Reprenez votre carnet alimentaire, chaque fois que vous avez mangé sans faim ou au-delà de votre faim, c’est de la nourriture en trop qui vous a fait grossir ou empêché de maigrir. Supposez maintenant que vous appreniez à manger selon votre faim, c’est toute cette partie de votre nourriture qui devient inutile et disparaît. Cette réduction calorique, qui se fait sans effort de volonté, est la source de votre amaigrissement et vous permettra de vous stabiliser à votre poids d’équilibre.
Pour retrouver la courbe physiologique du rassasiement, nous allons maintenant utiliser l’exercice suivant sur les sensations alimentaires et suivre à chaque repas une procédure très méthodique.
Manger selon sa faim.

Avant toute chose, il s’agit de prendre conscience de ce que vous ressentez en vous interrogeant sur vos sensations alimentaires. Vous constaterez que trois situations se présentent.
1. Vous ne ressentez aucune sensation. Cette situation est rare et évoque le plus souvent un manque d’attention de votre part.
2. Vous percevez des sensations confuses que vous avez du mal à identifier. « Ai-je faim ou envie de manger » ou encore, à la fin du repas, vous éprouvez un manque, mais est-ce encore de la faim ou encore de l’envie ?
3. Enfin, vous ressentez précisément une sensation dont vous ne tenez pas compte. « Je sais que je n’ai pas faim mais je mange quand même » ou bien « je sais que j’ai assez mangé mais je ne m’arrête pas ».

À la différence de la première période, vous n’allez plus vous contenter d’observer vos sensations alimentaires. Cette fois, vous ferez même tout votre possible pour tenter d’en tenir compte. Ainsi, si vous n’avez ni faim ni envie de manger, je vous suggère simplement de ne pas manger. Supposons que vous ayez consommé un important dîner, vous pouvez très bien vous réveiller le matin suivant en n’ayant ni faim ni envie de manger. Dans ce cas, n’hésitez pas à sauter votre petit-déjeuner. À cet instant, vous recevez une information de votre corps qui vous informe qu’il n’a pas fini de brûler le dîner de la veille et qu’il lui faut encore un peu de temps pour finir de le digérer. Votre estomac n’a pas encore totalement évacué son contenu et vous réclame du temps pour terminer son travail. Vous êtes normalement censé lui accorder ce temps. Si, au contraire, vous décidiez de manger malgré l’absence de faim, cette nouvelle nourriture ne pourrait être utilisée et serait mise en réserve.
De la même façon, vous recevrez aussi des informations au cours du repas. Au beau milieu d’une assiette, un signal vous informera que vous avez assez mangé de ce plat et qu’il est temps pour vous de vous arrêter. Là encore, il faudra essayer de s’arrêter. Ainsi, si vous êtes attentif à vos sensations alimentaires, elles pourront vous conduire à :
o Sauter complètement certains repas.
o Décaler les horaires des repas.
o Manger entre les repas.

Vous constaterez, en vous comportant ainsi, que vous ne pouvez, ni ne devez, tenir compte des croyances alimentaires qui vous imposent la fréquence ou la répartition des repas. Auparavant, on vous demandait de vous obliger à prendre trois repas par jour, de ne jamais en sauter, de ne pas manger entre les repas, de manger copieusement le matin et légèrement le soir. Et bien tout cela est terminé. Dorénavant, je vous demande de manger quand vous avez faim, de ne pas manger quand vous n’avez pas faim et de vous arrêter quand vous êtes rassasié. Vous n’aurez pas plus à respecter des quantités préétablies d’aliments. Vous consommerez ce dont vous avez besoin en fonction de votre faim.
À partir de maintenant, nous allons accorder la priorité absolue à vos rythmes biologiques et à votre horloge interne. Nous accorderons même à cette dernière la priorité sur l’horloge sociale que, rassurez-vous, nous retrouverons par la suite.
Enfin vous constaterez rapidement que, dans plusieurs situations, vous ne parviendrez pas à suivre cette recommandation si simple « Je mange à ma faim ». C’est normal. Il s’agit précisément de ce que vous ne savez pas faire et qui vous à fait grossir où vous à empêcher de maigrir durablement. Aussi, chaque fois que vous ne pourrez tenir compte de vos sensations alimentaires, indiquez sur votre carnet alimentaire les circonstances dans lesquelles cela s’est produit. Nous avons vu qu’il s’agissait toujours de situations liées à la relation que vous entretenez avec la nourriture ou à des émotions que vous n’oublierez pas de désigner par leur nom en indiquant les circonstances de leur apparition.


Les principales objections et difficultés.

Si je n’ai pas faim, puis-je sauter un repas ?
En vérité, aucune étude récente sur le sujet n’a jamais pu démontrer la moindre relation entre le poids et le nombre de repas. Et l’on est aujourd’hui convaincu qu’il est tout à fait inutile d’imposer un nombre déterminé de repas pour agir sur le poids. Il est donc possible de maigrir en prenant deux, trois, quatre repas par jour ou même le nombre qui nous chante et de même changer tous les jours. En 1996, un prestigieux séminaire international s’est tenu à Paris pour faire le point sur la question du nombre des repas. Voici ses conclusions :
— Il n’existe aucune preuve associant l’obésité et la fréquence des prises alimentaires.
— Le seul effet néfaste potentiel de l’augmentation de la fréquence des prises alimentaires est que cela peut favoriser les caries dentaires. Qui peuvent cependant être éviter par une bonne hygiène dentaire et l’utilisation du fluor.

Je n’ai pas faim le matin et je mange beaucoup le soir ?
L’argument le plus souvent mentionné par les partisans du petit-déjeuner provient d’études épidémiologiques qui démontrent, chez les enfants, l’existence d’une relation entre la présence d’un surpoids et l’absence de petit déjeuner. Il s’agit ici d’une simple corrélation sans qu’aucun lien de causalité n’ait jamais été démontré. Et, absolument rien dans ces études ne permet d’affirmer que l’absence de petit déjeuner soit responsable de l’obésité des jeunes. Une autre hypothèse tout aussi recevable serait simplement que ces personnes n’ont pas d’appétit le matin parce qu’elles mangent trop le soir. Dans le cas où cette hypothèse serait confirmée, inciter les enfants à manger davantage le matin les conduiraient tout bonnement à augmenter leurs apports caloriques de la journée et à aggraver leur problème de poids. C’est d’ailleurs ce que soulignent certains patients qui remarquent que leur poids a augmenté depuis qu’ils ont décidé de se forcer à manger le matin, sans éprouver de faim et pour suivre les conseils des nutritionnistes.
Certains faits apportent même des arguments qui contredisent la responsabilité du petit-déjeuner dans le problème du poids. L’Angleterre dont le petit-déjeuner est souvent donné comme exemple de repas copieux est le pays d’Europe où la fréquence de l’obésité a le plus augmenté ces dernières années. Elle a doublé en 20 ans, passant de 8 à 16 %. Augmentant considérablement plus qu’en Italie où le petit-déjeuner est réduit au minimum. De même, les Américains dont le dîner est servi entre 17h00 et 18h00, ont beaucoup plus grossi dans la même période que les Espagnols qui dînent aux alentours de 22h00.

Je risque de ne plus manger en même temps que les autres.
Il est vrai qu’en mangeant ainsi votre vie sociale et familiale risque d’en souffrir. Il s’agit toutefois d’une période de transition qu’il vous faudra expliquer à votre famille. Auparavant, vous devrez, durant quelque temps, vous comporter exactement comme les très jeunes enfants que l’on nourrit à la demande en fonction de leurs besoins immédiats. Puis en se socialisant, ils apprennent à manger les quantités nécessaires afin d’avoir faim à la même heure que les autres membres de leur famille. Nous apprenons à avoir faim ensemble afin de partager nos repas qui représentent des lieux de cohésion sociale auxquels nous sommes attachés. Avant d’en arriver là, vous devrez donc retrouver ces apprentissages essentiels pour réapprendre à maîtriser les quantités de nourriture et parvenir ensuite à maîtriser l’apparition de votre faim.

Et si je suis obligé de manger alors que je n’ai pas faim ?
Il existe, en effet, des situations où l’on ne peut éviter de manger. Si vous invitez un ami ou un de vos clients à déjeuner, vous pourrez difficilement vous abstenir de commander un repas. Cependant, rien ne vous oblige à consommer les plats les plus riches. Vous pouvez également vous contentez d’un seul plat, ou même laisser de la nourriture dans votre assiette. Bref, nécessité fait loi, mais vous n’êtes pas non plus sans aucune ressource.

Si j’ai seulement envie de manger sans avoir faim.
On ne mange pas seulement quand on a faim, me direz-vous ? Certes, les occasions sont nombreuses de manger sans faim et elles n’entraînent pas de prises de poids quand elles sont régulées. Le mangeur régulé n’est pas un robot qui mange à l’instant précis où il a faim et s’arrête à l’instant précis où il est rassasié. Il lui arrive bien souvent de commettre des excès notamment lorsque les circonstances sont conviviales ou quand les aliments sont particulièrement appétissants. Sa régulation, qui se présente comme un système d’une grande intelligence et d’une grande souplesse, est parfaitement capable de prendre en compte ces excès et de les réguler en modulant la faim lors des repas suivants.

Et la gourmandise, alors ?
Il ne faut pas confondre la gourmandise avec l’incapacité à s’arrêter de manger. La gourmandise est une qualité précieuse qui, bien au contraire, impose des limites à la consommation et empêche le mangeur de continuer trop au-delà de sa faim. Le gourmand est un mangeur redoutablement exigeant qui est tyrannisé par sa recherche du plaisir gustatif. Pour que son plaisir soit maximum, il ne lui suffit pas que l’aliment soit bon, il faut encore qu’il soit consommé avec faim. Pour lui, consommer sans faim un aliment exceptionnel est une manière de le gâcher.

Si j’ai faim entre les repas.
La règle qui veut que l’on évite de manger quand on n’a pas faim possède un corollaire : on doit aussi manger

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souisou
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Messagepar souisou » 25 oct. 2005 [13:50]

sincèrement je suis perdue
je comptais perdre du poids en utilisant la régime ww
je demande de l'aide à toute personne
merci d'avance

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Messagepar chardon doux » 23 avr. 2007 [20:47]

Bien alors une fois de plus je vais probablement passer pour une imbécile :? , et je ne recevrai pas la moindre réponse... cela m'arrive malheureusement régulièrement - :cry: mais je sais que cela vient de moi :(

tant pis, j'essaie quand même

j'ai posté une réponse, il y a quelques jours (ou un peu plus je ne sais plus très bien comment je vis) sur un "sujet" je ne sais pas dire si c'est un post ou autre, je n'ai pas encore réussi à faire les distinctions

il s'agissait de régime - de faire partie d'un groupe - il fallait donner certaines indications : poids - taille etc... et on recevrait un mail pour confirmer l'inscription...

je suis certaine que c'était sur ST ou alors ... je dois courir me faire soigner :cry2: :cry2: :cry2: .

bref, je n'ai jamais reçu de mail, et je ne retrouve pas le sujet.... quelqu'un peut-il m'aider?

grand merci de votre attention,

vigogne
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Re: index global - a lire en premier [fiches regimes] «

Messagepar prrune » 03 juin 2007 [10:50]


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Elfynia
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Re: index global - a lire en premier [fiches regimes] «

Messagepar Elfynia » 21 juil. 2007 [10:30]

:bravo: Fantastique tout ce travail :bravo:
Merci Merwin c'est vraiment super. Une véritable mine d'informations

:mimi:

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Messagepar B.A06 » 07 oct. 2007 [01:06]

Je me suis faite poser en février un anneau gastrique. J'ai perdu 24.100 Kg j'en suis hyper contente car les régimes à effet yo-yo j'en avais marre et arriver à presque 120 Kg pour 1.71 m j'en pouvais plus. A toutes et à tous ceux qui en ont marre de faire des régimes je pense que c'est la solution idéale même en étant gourmand, gourmet.... je mange quasiment ce que je veux, je ne suis pas passée par le stade mouliné comme les bébé malgré ce que j'avais pu entendre dire; Chaque personne est un cas et il faut juste sauter le pas. en début d'année j'attaque la chirurgie réparatice parce que maintenant j'ai forcément le ventre qui me tombe sur les cuisses mais je vis tellement mieux sans avoir mal au dos, aux genoux... je revis


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