Les saisons

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julie11
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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 29 juin 2021 [10:41]

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Je me suis fait tout petit

Je n'avais jamais ôté mon chapeau
Devant personne
Maintenant je rampe et je fait le beau
Quand elle me sonne
J'étais chien méchant, elle me fait manger
Dans sa menotte
J'avais des dents d'loup, je les ai changées
Pour des quenottes

Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui fait "Maman" quand on la touche

J'étais dur à cuire, elle m'a converti
La fine mouche
Et je suis tombé tout chaud, tout rôti
Contre sa bouche
Qui a des dents de lait quand elle sourit
Quand elle chante
Et des dents de loup quand elle est furie
Qu'elle est méchante

Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui fait "Maman" quand on la touche

Je subis sa loi, je file tout doux
Sous son empire
Bien qu'elle soit jalouse au-delà de tout
Et même pire
Une jolie pervenche qui m'avait paru
Plus jolie qu'elle
Une jolie pervenche un jour en mourut
À coup d'ombrelle

Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui fait "Maman" quand on la touche

Tous les somnambules, tous les mages m'ont
Dit sans malice
Qu'en ses bras en croix, je subirai mon
Dernier supplice
Il en est de pires, il en est d'meilleures
Mais à tout prendre
Qu'on se pende ici, qu'on se pende ailleurs
S'il faut se pendre

Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui ferme les yeux quand on la couche
Je m'suis fait tout petit devant une poupée
Qui fait "Maman" quand on la touche
G.Brassens Image Image

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 03 juil. 2021 [14:39]

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Ma soeur la Pluie,
La belle et tiède pluie d'été,
Doucement vole, doucement fuit,
A travers les airs mouillés.

Tout son collier de blanches perles
Dans le ciel bleu s'est délié.
Chantez les merles,
Dansez les pies !

Parmi les branches qu'elle plie,
Dansez les fleurs, chantez les nids
Tout ce qui vient du ciel est béni.
De ma bouche elle approche
Ses lèvres humides de fraises des bois ;
Rit, et me touche,
Partout à la fois,
De ses milliers de petits doigts.

Sur des tapis de fleurs sonores,
De l'aurore jusqu'au soir,
Et du soir jusqu'à l'aurore,
Elle pleut et pleut encore,
Autant qu'elle peut pleuvoir.
Puis, vient le soleil qui essuie,
De ses cheveux d'or,
Les pieds de la Pluie.

C.V.lerberghe

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 07 juil. 2021 [20:56]

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Soleil d’été
Tu viens caresser ma peau
c’est la plus douce des sensations
que je puisse sentir

Soleil d’été
Tu illumines les jours les plus beaux
et le chemin des passions
à venir

Soleil d’été
Tu te couches à l’horizon
au dessus d’une mer qui ne peut
que rougir

Soleil d’été
Tu brilles avec l’Amour
comme si l’éternité était avant
l’Avenir
E.Santos





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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 10 juil. 2021 [18:13]

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Far-niente

Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.

Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pende au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.

Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.

Théophile Gautier


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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 19 juil. 2021 [14:29]

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La vache dans tous ses états !

Un jour ou l’autre qui n’a dit,
pris de colère ou de dépit
ou pour toute raison qui fâche :
“la sale vache !”
ou “peau de vache !”
ou “vieille vache !”
ou “grosse vache !”.
Et tant et plus, tutti quanti.
Des attributs à l’infini…

Or, un matin, v’là que surgit
“la vache folle”. Bel inédit !

Sitôt les continents s’affolent
et dans le monde il n’est qu’un cri :
“La vache folle !”

Avouons-le discrètement :
Même assortis d’un tremblement,
que joliment ces mots s’accolent !
“La vache folle !”.

Pourrait-il en être autrement ?
De folie tout boeuf est exempt.
Taureau châtré ? mâle pourtant !
Ainsi jamais n’entendrez dire :
“Rôti de vache”. Ça fait trop rire !
Quel menu pourrait le souffrir ?
Le “boeuf bourguignon”, c’est certain,
ne peut se mettre au féminin…

Dès lors que la fierté virile
est bien ancrée dans nos assiettes,
la vache, ici, n’est point en fête…

Mais tant de “vaches”, en nous, défilent…




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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 23 juil. 2021 [10:48]

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Midi, roi des étés, épandu sur la plaine,
Tombe en nappes d'argent des hauteurs du ciel bleu.
Tout se tait.
L'air flamboie et brûle sans haleine;
La terre est assoupie en sa robe de feu.

L'étendue est immense, et les champs n'ont point

[d'ombre,
Et la source est tarie où buvaient les troupeaux;
La lointaine forêt, dont la lisière est sombre,
Dort là-bas, immobile, en un pesant repos.

Seuls, les grands blés mûris, tels qu'une mer dorée,
Se déroulent au loin, dédaigneux du sommeil;
Pacifiques enfants de la terre sacrée,
Ils épuisent sans peur la coupe du soleil.
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Parfois, comme un soupir de leur âme brûlante,
Du sein des épis lourds qui murmurent entre eux,
Une ondulation majestueuse et lente
S'éveille, et va mourir à l'horizon poudreux.

Non loin, quelques bœufs blancs, couchés parmi les
Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais, [herbes,
Et suivent de leurs yeux languissants et superbes
Le songe intérieur qu'ils n'achèvent jamais.
C.L.de L.


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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 01 août 2021 [09:30]

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Les maris
C’est le pire de vos enfants
Celui qu’on gâte pourtant
En lui donnant l’illusion
Qu’il dirige la maison
Le mari, le marrant
C’est toujours charmant.

Aux revers de leurs vestons
Ils ont rubans et ferrailles
Que leurs femmes sans plus d’façons
Appellent gaiement des merdailles.
Les maris, les marrants
C’est plutôt brillant.

Ils ont pris ça sur la veste
En faisant de longues siestes
Durant les heures de bureau
Où ils trouvent qu’ils travaillent trop.
Les maris, les marrants
C’est parfois pensant

Tombe la veste les v’là en rade
s’déchaussant sous votre nez
S’relaxant d’une pétarade
Qu’on n’réserve qu’à sa moitié
Les maris, les marrants
C’est plutôt méchant.

C’est là l’envers du décor.
C’est les coulisses du théâtre.
Croyez, c’est trop bien encore
Pour leurs épouses acariâtres
Les maris, les marrants
C’est parfois brimant.

Dès l’instant où se réveille
Le mâle qui en eux sommeille
Ils croient vous donner, tu penses,
De la vie la quintessence.
Les maris, les marrants
C’est plutôt marrant.

Ne leur faites pas la tête
Quand leur viennent les heures tendres.
De toute façon soyez prêtes
Car Monsieur n’aime point attendre.
Les maris, les marrants
Ce n’est point gnangnan.

Ils passent du lit à la table
Sans la moindre arrière-pensée
Vous êtes l’idiote de la fable
de n’pouvoir vous adapter.
Les maris, les marrants
C’est plutôt changeant.

Mais ce que vous n’aimez pas
C’est quand ils font leur bla-bla
Comme une joyeuse comédie
Aux pépés et aux amies.
Les maris, les marrants
C’est parfois bêlant.

Vous connaissez ça par coeur
Les soupirs les tons rêveurs.
Durant ces avant-premières
Vous botteriez leurs derrières.
Aux maris, aux marrants
C’est plutôt tentant.

Eux ils supportent fort mal
Qu’en tout bien en tout honneur
Vous attiriez d’autres mâles.
Ça leur provoque des humeurs.
Les maris, les marrants
C’est parfois touchant.
E.G.



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