Les saisons

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 02 mars 2019 [10:18]

:anem: :souci: :anem: :souci: :anem: :souci: :anem: :souci: :anem:
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Mars

Des almanachs hésitants
Mars a mis dans tous les temps
les pronostics en querelle ;
Son caprice est sans pareil :
pluie ou vent, brouillard, soleil,
neige ou grêle.

C'est un mois extravagant ;
aujourd'hui, c'est l'ouragan
qui hurle dans ses trompettes.
Quelques précoces chaleurs
demain sécheront les pleurs
des tempêtes.

Puis, pendant que le jour croît,
tout à coup revient le froid,
puis encore la bourrasque.
Arlequin quotidien,
mars est un comédien
bien fantasque !

Colombine n'est pas la,
bientôt, en gai falbala,
du ciel elle va descendre ;
En attendant, Arlequin
taquine ce vieux coquin
de Cassandre !

Au premier plan du décor,
l'ajonc montre ses fleurs d'or ;
Les coudriers dans les haies
balancent leurs chatons neufs
sur la tête des houx, veufs
de leurs baies.

Sur le talus des fossés,
d'autres fleurs, bouquets tassés,
ouvrent leurs petits calices,
Et dans les bas fonds des prés
brillent les pompoms dorés
des narcisses.
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Le merle siffle un solo,
miaulant en trémolo,
le chat, qu'en vain l'on séquestre,
se lamente nuit et jour
en attendant le retour
de l'orchestre !

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 06 mars 2019 [07:13]

:anem: :anem: :anem: :anem: :anem: :anem: :anem: :anem: :anem:
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Mars (suite)

Déjà le bouvreuil goulu
becquète un bourgeon velu,
le jette à terre et décampe,
tandis que, danseur falot l'écureuil passe au galop
sur la rampe

La scène change à la fin,
Colombine en séraphin
fendant une voûte azurée,
vient descendre au dénouement.
Le printemps fait brusquement son entrée.

Arlequin lui saute au cou
puis, il jette dans un trou
cassandre ébloui qu'il brave,
et le vieil hiver sournois
est verrouillé pour neuf mois
dans sa cave !

Devant le trou du souffleur
l'oeil en feu, la joue en fleur,
colombine au bon parterre
chante le couplet final
du mélodrame hivernal
qu'on enterre.

C'est un gai De Profundis :
les violons engourdis
chantent de façon discrète,
le bonhomme est trépassé
Requiestcat in pace

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 12 mars 2019 [09:34]

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Le sentier

Il est un sentier creux dans la vallée étroite,
Qui ne sait trop s’il marche à gauche ou bien à droite.
— C’est plaisir d’y passer, lorsque Mai sur ses bords,
Comme un jeune prodigue, égrène ses trésors ;

L’aubépine fleurit ; les frêles pâquerettes,
Pour fêter le printemps, ont mis leurs collerettes.
La pâle violette, en son réduit obscur,
Timide, essaie au jour son doux regard d’azur,

Et le gai bouton d’or, lumineuse parcelle,
Pique le gazon vert de sa jaune étincelle.
Le muguet, tout joyeux, agite ses grelots,
Et les sureaux sont blancs de bouquets frais éclos ;

Les fossés ont des fleurs à remplir vingt corbeilles,
À rendre riche en miel tout un peuple d’abeilles.
Sous la haie embaumée un mince filet d’eau
Jase et fait frissonner le verdoyant rideau
Du cresson. —

Ce sentier, tel qu’il est, moi je l’aime
Plus que tous les sentiers où se trouvent de même

Une source, une haie et des fleurs ; car c’est lui,
Qui, lorsque au ciel laiteux la lune pâle a lui,
À la brèche du mur, rendez-vous solitaire
Où l’amour s’embellit des charmes du mystère,
Sous les grands châtaigniers aux bercements plaintifs,
Sans les tromper jamais, conduit mes pas furtifs.

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 17 mars 2019 [15:28]

:anem: :souci: :rose: :anem: :souci: :rose: :anem: :souci: :rose:
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Premier sourire du printemps

Tandis qu'à leurs oeuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Pour les petites pâquerettes,
Sournoisement lorsque tout dort,
Il repasse des collerettes
Et cisèle des boutons d'or.

Dans le verger et dans la vigne,
Il s'en va, furtif perruquier,
Avec une houppe de cygne,
Poudrer à frimas l'amandier.

La nature au lit se repose ;
Lui descend au jardin désert,
Et lace les boutons de rose
Dans leur corset de velours vert.

Tout en composant des solfèges,
Qu'aux merles il siffle à mi-voix,
Il sème aux prés les perce-neiges
Et les violettes aux bois.

Sur le cresson de la fontaine
Où le cerf boit, l'oreille au guet,
De sa main cachée il égrène
Les grelots d'argent du muguet.

Sous l'herbe, pour que tu la cueilles,
Il met la fraise au teint vermeil,
Et te tresse un chapeau de feuilles
Pour te garantir du soleil.

Puis, lorsque sa besogne est faite,
Et que son règne va finir,
Au seuil d'avril tournant la tête,
Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "
T.G.
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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 21 mars 2019 [12:03]

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Printemps

Le bouvreuil a sifflé dans l’aubépine blanche ;
Les ramiers, deux à deux, ont au loin roucoulé,
Et les petits muguets, qui sous bois ont perlé,
Embaument les ravins où bleuit la pervenche.

Sous les vieux hêtres verts, dans un frais demi-jour,
Les heureux de vingt ans, les mains entrelacées,
Echangent, tout rêveurs, des trésors de pensées
Dans un mystérieux et long *** d’amour.


Les beaux enfants naïfs, trop ingénus encore
Pour comprendre la vie et ses enchantements,
Sont émus en plein cœur de chauds pressentiments,
Comme aux rayons d’avril les fleurs avant d’éclore.

Et l’homme ancien qui songe aux printemps d’autrefois,
Oubliant pour un jour le nombre des années,
Ecoute la voix d’or des heures fortunées
Et va silencieux en pleurant sous les bois.

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 29 mars 2019 [14:09]

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la nature au printemps

Regardez les branches,
Comme elles sont blanches ;
Il neige des fleurs !
Riant dans la pluie,
Le soleil essuie
Les saules en pleurs,
Et le ciel reflète
Dans la violette,
Ses pures couleurs.

La nature en joie
Se pare et déploie
Son manteau vermeil.
Le paon qui se joue,
Fait tourner en roue,
Sa queue au soleil.
Tout court, tout s'agite,
Pas un lièvre au gîte ;
L'ours sort du sommeil.

La mouche ouvre l'aile,
Et la demoiselle
Aux prunelles d'or,
Au corset de guêpe,
Dépliant son crêpe,
A repris l'essor.
L'eau gaîment babille,
Le goujon frétille,
Un printemps encore !

Tout se cherche et s'aime ;
Le crapaud lui-même,
Les aspics méchants ;
Toute créature,
Selon sa nature :
La feuille a des chants ;
Les herbes résonnent,
Les buissons bourdonnent ;
C'est concert aux champs

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 03 avr. 2019 [15:24]

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Souvenir de promenade

Du creux de la roche moussue
la petite source a jaillit.
du Grand Salève elle est issue
et deux brins d'herbe font son lit.

Dans l'ombre, on l'entend qui bégaie
comme un enfant sur les genoux,
bientôt plus forte elle s'égaie
et s'amuse avec les cailloux

Elle brode de cascatelles
les blocs à remuer trop lourds,
comme l'on coudrait des dentelles
sur une robe de velours.

les filles de la flore alpestre
prenant le frais près de ses eaux
écoutent son joyeux orchestre
soutenant le chant des oiseaux

De tous les coins de la montagne
elles s'y donnent rendez-vous,
chacune amène sa compagne
et les baisers y sont plus doux.

On n'a que quatre pas à faire
pour trouver au bord du ruisseau
le cyclamen que Sand préfère
et la pervenche de Rousseau

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 14 avr. 2019 [16:11]

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Quand je n’ai rien à faire, et qu’à peine un nuage
Dans les champs bleus du ciel, flocon de laine, nage,
J’aime à m’écouter vivre, et, libre de soucis,
Loin des chemins poudreux, à demeurer assis
Sur un moelleux tapis de fougère et de mousse,
Au bord des bois touffus où la chaleur s’émousse.
Là, pour tuer le temps, j’observe la fourmi
Qui, pensant au retour de l’hiver ennemi,
Pour son grenier dérobe un grain d’orge à la gerbe,
Le puceron qui grimpe et se pend au brin d’herbe,
La chenille traînant ses anneaux veloutés,
La limace baveuse aux sillons argentés,
Et le frais papillon qui de fleurs en fleurs vole.
Ensuite je regarde, amusement frivole,
La lumière brisant dans chacun de mes cils,
Palissade opposée à ses rayons subtils,
Les sept couleurs du prisme, ou le duvet qui flotte
En l’air, comme sur l’onde un vaisseau sans pilote ;
Et lorsque je suis las je me laisse endormir,
Au murmure de l’eau qu’un caillou fait gémir,
Ou j’écoute chanter près de moi la fauvette,
Et là-haut dans l’azur gazouiller l’alouette.


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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 19 avr. 2019 [08:52]

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Chanson de la Seine

La Seine a de la chance
Elle n’a pas de soucis
Elle se la coule douce
Le jour comme la nuit
Et elle sort de sa source
Tout doucement sans bruit
Et sans se faire de mousse
Sans sorti de son lit
Elle s’en va vers la mer
En passant par Paris
La Seine a de la chance
Elle n’a pas de soucis
Et quand elle se promène
Tout le long de ses quais
Avec sa belle robe verte
Et ses lumières dorées
Notre-Dame jalouse
Immobile et sévère
Du haut de toutes ses pierres
La regarde de travers
Mais la Seine s’en balance
Elle n’a pas de soucis
Elle se la coule douce
Le jour comme la nuit
Et s’en va vers le Havre
Et s’en va vers la mer
En passant comme un rêve
Au milieu des mystères
Des misères de Paris.
J.Prévert

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 21 avr. 2019 [09:27]

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 25 avr. 2019 [09:48]

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Les genêts

Les genêts, doucement balancés par la brise,
Sur les vastes plateaux font une boule d’or ;
Et tandis que le pâtre à leur ombre s’endort,
Son troupeau va broutant cette fleur qui le grise ;

Cette fleur qui le fait rêver d’amour, le soir,
Quand il roule du haut des monts vers les étables,
Et qu’il croise en chemin les grands boeufs vénérables
Dont les doux beuglements appellent l’abreuvoir ;

cette fleur toute d’or, de lumière et de soie,
En papillons posée au bout des brins menus,
Et dont les lourds parfums semblent être venus
De la plage lointaine où le soleil se noie…

Certes, j’aime les prés où chantent les grillons,
Et la vigne pendue aux flancs de la colline,
Et les champs de bleuets sur qui le blé s’incline,
Comme sur des yeux bleus tombent des cheveux blonds.

Mais je préfère aux prés fleuris, aux grasses plaines,
Aux coteaux où la vigne étend ses pampres verts,
Les sauvages sommets de genêts recouverts,
Qui font au vent d’été de si fauves haleines.


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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 01 mai 2019 [10:29]

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 06 mai 2019 [16:46]

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L'hirondelle au printemps

L'hirondelle au printemps cherche les vieilles tours,
Débris où n'est plus l'homme, où la vie est toujours ;
La fauvette en avril cherche, ô ma bien-aimée,
La forêt sombre et fraîche et l'épaisse ramée,
La mousse, et, dans les noeuds des branches, les doux toits
Qu'en se superposant font les feuilles des bois.
Ainsi fait l'oiseau. Nous, nous cherchons, dans la ville,
Le coin désert, l'abri solitaire et tranquille.
Le seuil qui n'a pas d'yeux obliques et méchants,
La rue où les volets sont fermés ; dans les champs,
Nous cherchons le sentier du pâtre et du poète ;
Dans les bois, la clairière inconnue et muette
Où le silence éteint les bruits lointains et sourds.
L'oiseau cache son nid, nous cachons nos amours.
V.Hugo

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 18 mai 2019 [18:28]

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Le ravin des coquelicots

Dans un creux sauvage et muet
Qui n’est pas connu du bluet
Ni de la chèvre au pied fluet
Ni de personne,
Loin des sentiers des bourriquots,
Loin des bruits réveilleurs d’échos,
Un fouillis de coquelicots
Songe et frissonne.

Autour d’eux, d’horribles étangs
Ont des reflets inquiétants ;
À peine si, de temps en temps,
Un lézard bouge
Entre les genêts pleins d’effrois
Et les vieux buis amers et froids
Qui fourmillent sur les parois
Du ravin rouge.

Le ciel brillant comme un vitrail
N’épand qu’un jour de soupirail
Sur leurs lamettes de corail
Ensorcelées,
Mais dans la roche et le marais
Ils sont écarlates et frais
Comme leurs frères des forêts
Et des vallées.

Ils bruissent dans l’air léger
Sitôt que le temps va changer.
Au moindre aquilon passager
Qui les tapote,
Et se démènent tous si fort
Sous le terrible vent du Nord
Qu’on dirait du sang qui se tord
Et qui clapote.

En vain, descendant des plateaux
Et de la cime des coteaux,
Sur ces lumineux végétaux
L’ombre se vautre,
Dans un vol preste et hasardeux,
Des libellules deux à deux
Tournent et vibrent autour d’eux
L’une sur l’autre.

Frôlés des oiseaux rebâcheurs
Et des sidérales blancheurs,
Ils poussent là dans les fraîcheurs
Et les vertiges,
Aussi bien que dans les sillons ;
Et tous ces jolis vermillons
Tremblent comme des papillons
Au bout des tiges.

Leur chaude couleur de brasier
Réjouit la ronce et l’osier ;
Et le reptile extasié,
L’arbre qui souffre,
Les rochers noirs privés d’azur
Ont un air moins triste et moins dur
Quand ils peuvent se pencher sur
Ces fleurs du gouffre.

Les carmins et les incarnats,
La pourpre des assassinats,
Tous les rubis, tous les grenats
Luisent en elles ;
C’est pourquoi, par certains midis,
Leurs doux pétales attiédis
Sont le radieux paradis
Des coccinelles.

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Re: Les saisons

Messagepar julie11 » 29 mai 2019 [15:34]

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HARMONIES DU SOIR - (Charles Baudelaire)


Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir ...
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir,
Valse mélancolique et langoureux vertige !

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir,
Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un coeur qu'on afflige,
Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grands reposoir ,
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

Un coeur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir !

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